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CIRCUIT
Commentaires :  un subtil dosage entre le GR 4 et le GR 30 afin de profiter des volcans, des lacs et du Cézalier.

Distance totale : 142 Km
Dénivelé total : 2770 m
 
 
Jour 1 : Rendez vous à Courbanges
 
GITE
Commune : St Victor la rivière
Lieu dit : Courbanges
Nom : Volcaflore
Nature : gîte de séjour, agrée gîte de France et Rando’plume et gîte panda
Gestionnaire : Mme Bussière
Ouverture : toute l’année
Tél. : 04.73.88.66.59  fax : 04.73.88.63.05
Capacité : 28 places
Commentiare : excellent accueil et super gîte. Excellent point de base
Adresse : http://www.volcaflore.com/


Jour 2 : GR 30 - Courbanges - Ludières
Courbanges (1150 m) – 1058 mLac Chambon (877 m) – 1068 m – Murol (800 m) – Chautignat (900 m) – Ferme de Myocastors – Boissières (900 m)– Freydefont (951 m) - Ludières (1000 m)
 
Distance : 18,5 Km / Durée : 5 h 00 / dénivelé positif : 140 m / dénivelé négatif : 290 m
 
A VOIR
Le lac de Chambon : formé par l'éruption du Tartaret (le reste d'un cra­tère égueulé), volcan qui domine le lac de sa masse boisée. La nappe d'eau peu profonde s'étale sur 60 ha, longue de 1 200 m d'est en ouest, et large d'environ 700 m. Bordé de prairies et de bois de pins, le lac offre un paysage charmant dominé au nord par la dent du Marais, énorme muraille taillée à pic due à un effondrement lors de l'éruption du Tartaret.
 
Le château de Murol : Visite payante tous les jours d'avril à sep­tembre de 10h à 12h et de 13h30 à 18h. Visite animée par une troupe de comédiens-cascadeurs qui font revivre la forteresse à l'époque du Moyen Age, tous les jours sauf les mercredi et samedi, et toutes les 45 mn (sur réservation hors saison). Depuis 1985, l'association « Les Compagnons de Gabriel »  met en scène chaque année une nouvelle légende de la chevalerie lors d'un spectacle nocturne en juillet et août, les mardi et vendredi uniquement sur réservation : salles réaménagées, costumes du XIIIe siècle, saynètes de la vie féodale, combats d'escrime et effets spéciaux.
 
Ce château a la forme d'un polygone irrégulier à 12 pans et il est bâti de blocs de lave sombres et rougeâtres qui en accentuent le caractère roman-tique. Très influencé par l'apport des croisades, il s'intègre parfaitement au site dont il emprunte le matériau et la couleur. La partie ouest, antérieure au XlVe siècle, serait due à Guillaume de Sam, un descendant des premiers seigneurs de Murol qui s'approprièrent le pays. Les trois autres côtés datent de la reconstruction entreprise au début du XVe siècle par Guillaume Il, son petit-fils, une sorte de maniaque de l'art défensif, vivant sans doute dans la hantise des guerres de la fin du XIVe siècle. Enfin, pendant la seconde moitié du XVle siècle, les Estaing ajoutèrent une enceinte flanquée de bastions et de casemates.
Devant la façade du château s'élève un petit castel de style proprement Renaissance, construit au XVIIe siècle par un autre Estaing. Transformé en carrière de pierre au XIXe siècle, l'intérieur est assez délabré mais pas tant qu'on pourrait le croire, Richelieu lui-même n'a pas osé toucher aux tours de la famille d'Estaing.
 
Elevage de Myocastors (ou ragondins) et de Kangourou de Boissières
Environ 250 bêtes à découvrir, nourrir, caresser. Découverte pédagogique et parcours libre
Tél : 04.73.88.66.81
 
 
Hors circuit
Saint Nectaire : Malgré son nom, le village n'est pas un marché aux fromages. C'est avant tout le siège d'une des plus fabuleuses églises d'Auvergne, joyau de l'art roman. Ensuite, Saint-Nectaire est une station thermale spécialisée dans le soin du rein et connue depuis les Romains. La station devait être de bonne réputation puisque le prêtre Nectaire, disciple de saint Austre­moine, s'y retira et y mourut. Comme on fait bien les choses ici, on a séparé les genres ; l'église dans la ville haute, les thermes dans la ville basse.

L’église : ouverte d'avril à octobre. Fermée le mardi. Renseignez-vous auprès de l'office du tourisme sur les heures d'ouverture. Plus l'hiver approche plus les horaires s'amenuisent. Cela peut paraître étonnant pour une église mais ici, le curé est assez exceptionnel. Un brin parano, un soup­çon jaloux de partager son joyau, il garde manu militari son église et s'est attribué le titre de guide officiel unique. Pas question de voir des groupes de touristes débarquer avec leur guide officiel. Un vrai personnage !
 
Construite au milieu du XIIe siècle, l'église est considérée comme l'un des types les plus accomplis de l'art roman auvergnat. Bâtie en l'honneur de saint Nectaire par les moines de La Chaise-Dieu, comme à Orcival, avec les fonds de Guillaume VII - qui avait décidément beaucoup de fautes à se faire pardonner et beaucoup d'argent à dépenser. Façade d'une grande simpli­cité, surmontée de deux tours carrées, refaites en 1875 par l'architecte Bruyère qui construisit aussi la tour octogonale sur la croisée. Les flancs sont rythmés par quatre grands arcs correspondant aux quatre travées de la nef. Chevet très sobrement décoré d'une géométrie rigoureuse. L'intérieur, d'un équilibre parfait, n'a jamais été remanié.
 
L’église compte 103 chapiteaux dont certains sont historiés et de toute beauté. Dans le bas-côté gauche près de la croisée, Moïse sauvé des eaux; à droite, la tentation du Christ. Les six chapiteaux des colonnes du chœur représentent la Passion, la Transfiguration et la Multiplication des pains, la vie de saint Nectaire, l'Apocalypse, le Jugement dernier et la Descente du Christ aux limbes.
 
Non moins remarquable est le trésor enfermé dans deux coffres-forts et gardé précieusement par monsieur le curé. On peut y voir le buste de saint Baudime, compagnon de saint Nectaire. Une oeuvre somptueuse du XIIe siècle dont la tête et les mains en cuivre sont absolument fabuleuses. Il y a éga­lement la statue de Notre-Dame-du-Mont-Cornadore, Vierge de majesté du XIIe siècle en bois peint, assise sur un trône et tenant l'Enfant sur ses genoux. Il y a également un reliquaire du XVe siècle en argent renfermant les reliques de saint Nectaire.
 
La maison du Saint-Nectaire : route de Murol. Visite qui vous apprendra tout sur le saint-nectaire, son histoire, sa fabrication, son affinage. Il y a même une dégustation à la fin. Rapide.
 
 
GITE
Commune : Ludières
Nature : Ecole du village
Commentaires : nuit en dortoir façon "les choristes". Pas de repas, avons fait venir un traituer de Murol

Commerces :
Boulangerie : Sauzet le froid 7 Km
Boucher :  Le vernet ste Marguerite 1,5 Km
Divers Murol : 7 Km
 
Commerces Ambulants à Ludières :
Boulanger les mardis et vendredis.
Boucher les jeudis et samedis
Epicier le mercredi
Fromager le lundi
 
Pharmacie Murol - 7 Km
Docteur Murol - 7 Km
Vétérinaire Murol - 7 Km


Jour 3 : Ludières (1000 m) – Fontmarcel (960 m) – Prades (844 m) – Puy de Fan (966 m) – Le Mas (897 m) - Lac d’Aydat (837 m) Distance : 16,1 Km  / Durée : 4 h 21 / dénivelé positif : 122 m / dénivelé négatif : 285 m
 
A voir
Eglise classée d’Aydat
 
Le lac d’Aydat : Un lac aux rives sauvages et escarpées, niché dans un écrin de verdure... Prétexte à de belles randonnées, et la plage permet de se reposer face aux eaux sombres. Le lac fait également le bonheur des pêcheurs, étant l'un des plus poissonneux de la région - mais vraiment on n'a pas pu vérifier. L'endroit reste merveilleux, même lorsqu'on apprend que le sinistre et mons­trueux Pierre Laval fut propriétaire du lac avant d'en faire don à la Milice lors de son départ pour l'Allemagne. A la Libération, le lac fut donné aux oeuvres sociales de la police.
Baignade surveillée en été sur la plage du Lac d'Aydat (alt. 837 m, 65 ha),
 
GITE
Commune : Aydat
Nom : château de Montlosier
Pas de repas : avons fait venir le même traiteur que la veille (de Murol)

Gestionnaire : Mme Ballet
Ouverture : du 01/05 au 31/10
Tél. : 04.73.65.64.21 (après 18 h) ou 04.73.65.64.00
Capacité : 28 places


Jour 4 : GR 30 puis GR 4  - Aydat – Pessade
 
Puy de la Vache (1167 m) – Saulzet le froid (1034 m) – Pessade (1172 m)
Distance : 24 Km  / Durée : 6 h 34 (comprend la montée au puy de la Vache)  dénivelé positif : 422 m / dénivelé négatif : 77 m
 
Montée facultative au puy de la vache : 1 h A/R à partir de la D5
 
A voir

Le puy de la Vache et de Lassolas : des cratères égueulés (non ce n'est pas grossier, ils ont simplement un demi-cratère) et jumeaux (à deux, ils forment donc un cratère complet, non ?) qui se partagent la vedette au sud du puy de Dôme. Panorama.
 
GITE
Lieu dit : Pessade
Nature : gîte d’étape
Gestionnaire : Mme Pellissier
Ouverture : toute l’année
Tél./Fax : 04.73.79.31.07
Capacité : 30 places

 


Jour 5 : GR 4  - Pessade - Mont Dore

Pessade (1172 m) – Puy de la Védrine (1311 m) - passage à proximité du Puy de Baladou (1455 m) – col de la Croix Morand ou de Dyane (1401 m) - Puy de la Tâche (1629 m) – puy de Monne (1692 m) – puy de Barbier (1702 m) – puy de l’Angle (1738 m) – col de la Croix St Robert (1451 m, panorama) – Plateau de Durbise – Roc de Cuzeau (1737 m) – Le Puy de Crebasses (1762 m) - Le Puy de Cacadogne (1785 m) – le pan de la Grange (1726 m) - cascade du serpent - le Mont Dore
Distance : 20,3 Km / durée : 6 h 50 / Dénivelé positif : 935 m / dénivelé négatif : 821 m
 
Possibilité itinéraire alternatif par la ferme de la Tache – la cascade du rossignolet - la cascade du Queureuilh - «prends garde à toi » – Mont Dore
16 Km400 m de dénivelé/ topoguide : 3 h 30 + la traversée du Mt Dore jusqu’au gîte
 
Autre alternative :
Gr 4 - Gr 30 – Gr 4
Pessade (1172 m) – Lac Servières (1200 m) - puy de Combe Perret (1390 m) – Puy de l’Aiguiller – puy de l’Ouire (1500 m) – col de Guéry (1268 m) – lac de Guéry * – Mont Dore (1000 m)
21 Km / 330 m de dénivelé
 
GITE
Commune : Le Mont-Dore
Nom : « le grand volcan »
Nature : auberge de jeunesse
Gestionnaire : M Cuoq
Ouverture : toute l’année
Tél. : 04.73.65.03.53  fax : 04.73.65.26.39
Capacité : 90 places
Prix en ½ pension : 20.10 €  

 
A Voir
Les Monts Dore
Les Auvergnats aiment beaucoup médire sur leurs sommets. Il faut bien reconnaître que sans eux tout serait plus simple : plus de neige, plus de routes interminables, plus de montées, plus de lacets, plus de brouillards. Mais on n'y peut rien, la montagne est là et c'est tant mieux. Les monts Dore, un massif qu'il faut traverser et qui n'a pas la transparence des monts Dôme. Une montagne qu'il faut gravir, qu'il faut franchir virage après virage en faisant chauffer les boîtes de vitesse ou en tétanisant les mollets. Et même s'ils s'en plaignent un peu, les Auvergnats éprouvent une tendresse indéfectible pour leurs monts, et ce depuis longtemps. Sinon, pourquoi avoir construit l'une des plus belles églises de toute la région à Orcival ? Ici, les choses ne se font pas toutes~seules, il faut travail­ler pour faire vivre cette maîtresse qu'est la nature, parfois sorcière ingrate qui se cache dans les ténèbres des sapinières ou dans les eaux profondes des lacs, parfois douce fée lorsque les verts des immensités d'herbe revivent au printemps.
Les monts Dore représentent près de 600 km2. Le point culminant est le puy de Sancy avec ses 1 886 m. C'est également le point culminant du Massif central Et on doit aux glaciers d'avoir démantelé, raboté, entaillé le massif qui s apparentait aux Alpes. Cette montagne à vaches, où la tradition pasto­rale remonte au XV~ siècle, a vu naître le tourisme thermal dès le XIXe siècle à La Bourboule et au Mont-Dore. La vie était rythmée par la montée des bêtes sur les pâturages et l'arrivée des curistes pour la saison au printemps. En automne, chemin inverse et retour chez soi pour tout le monde. On y fabrique, à l'ombre d'une église majestueuse, le saint-nectaire, un des merveilleux fromages du plateau qu'est l'Auvergne. On y skie l'hiver du côté de Superbesse. On y randonne un peu partout.
 
Le thermalisme
La grande affaire du Mont-Dore, c'est avant tout le thermalisme. Le Per­san de Montesquieu arrivant au Mont-Dore y verrait une confrérie de péni­tents se rendant au temple pour vénérer quelques mystérieuses déesses, chacun revêtu de l'uniforme molletonné de rigueur. L'établissement ther­mal fait figure de cathédrale dans laquelle chaque adepte va chercher son pain dans un gobelet, cette eau lustrale à boire selon un rituel séculaire.
 
Au pied du puy de Sancy, ce géant du Massif central, les asthmatiques, les fumeurs repentis, les rescapés de la pollution s'engouffrent sans se poser de question dans ce palais de cinéma façon Méliès, accueillis par force colonnes et mosaïques, pour se recevoir des brouillards, des humages, des douches pharyngées, des insufflations tubo-tympanique, des pulvérisations diverses et variées. De quoi rendre la voix au plus enroué et permettre de respirer au plus encombré des nez. Et comme la santé ne va pas sans le sport et la nature, une fois fini ce rituel presque votif pour certains, chacun part poursuivre l’œuvre entreprise dans la mon­tagne sur les chemins pour courir contempler cascades, horizons presque infinis, sommets passionnants à gravir, ou simplement pour prendre une bouffée d'air pur.
 
Un peu d'histoire : les Gaulois furent les premiers à utiliser les eaux du Mont-Dore, suivis bien sûr par les colonisateurs romains. Ils édifièrent des établissements thermaux d'une envergure supérieure à ce qu'ils sont aujourd'hui. Mais tout l'édifice fut détruit - seulement on ne sait pas bien par qui. D'aucuns prétendent que ce sont les Vandales au Ve siècle, d'autres que Pépin le Bref y serait pour quelque chose au IXe siècle, et enfin certains pensent que c'est à cause de l'éboulement du puy de l'Angle. Peut-être un peu des trois !
Les eaux recommencent à être fréquentées au début du XVIIIe siècle. Et, à partir de 1787, l'intendant Chazerat entreprit la construction d'une route car­rossable en remplacement du sentier des muletiers.
 
Le Mont-Dore devient à la mode. Bourgeois, aristocrates et artistes aiment venir prendre les eaux, à l'image de George Sand. Hôtels, restaurants, casino sortent de terre, et la ville devient à la fin du XIXe siècle un centre mondain très animé pendant la saison thermale, avant de s'ouvrir dans les années 30 aux sports d'hiver.
 
L'établissement thermal: place du Panthéon. Visite guidée tous les jours en saison. Édifié en 1817, agrandi vers 1895 dans un style néo­-byzantin, l'établissement conserve quelques vestiges gallo-romains et abrite une luxueuse décoration intérieure derrière une façade grise plutôt banale.
 
 
Hors Circuit
Le Capucin : promenade d'environ 1 h aller-retour. Par le funiculaire du Capucin, chemin de fer à câbles construit en 1898, on se retrouve à 1 300 m dans le Salon du Capucin, clairière entourée de sapins et de hêtres idéale pour les gens en quête d'oxygène. Le Salon est le point de départ de nom­breuses randonnées.
 
La promenade des Artistes : une randonnée en sous-bois qui permet de rejoindre le Capucin par le chemin des Médecins. La montée dure environ 3 à 4 h et offre une belle vue sur la ville. Descente possible par le funiculaire.
 
La Grande Cascade : accès par la D 36 à partir du réservoir en bas de la station. Le chemin s'élève en lacet jusqu'à la chute. Il aboutit d'abord à une série de cascatelles puis s'éloigne du ruisseau pour y revenir en face de la cascade qui tombe à pic d'une trentaine de mètres.
Le lac et le col de Guery
Un petit arrêt au lac de Guéry, nappe ovale de 22 ha dans un cadre de pâturages et de bois sombres, qui doit son origine à un surcreusement glaciaire et à une coulée de lave. Pas vraiment étonnant dans la région. Alimenté Ps un torrent descendu du puy Gros dans lequel il tombe en cascade, il es d'une profondeur moyenne de 6 m, avec des maxima à plus de 20 m. Un paradis pour les pêcheurs de truite et de brochet. En hiver, partie de pêche canadienne. On creuse la glace comme dans le Grand Nord mais, pas d'inquiétude, il n'y a pas d'ours blanc.
 
Manifestations diverses
Fête de la cuisine : en mai. Plus de 25 restaurateurs mettent la main à la pâte pour vous régaler. Midi et soir, chaque menu à 100 F donne droit à un menu identique. Un « rallye des bars » est organisé pendant toute la jour­née et les commerçants vous invitent à des dégustations...
 
Festival International de la nature et du cinéma : du 11 au 14 juin. Chaque matin, des sorties en pleine nature, pour tout savoir sur la volcanolo­gie la botanique, la faune, la géologie, l'ornithologie, et on en passe. Chaque après-midi, des documentaires (2 h environ) présentés en compéti­tion. Amis de la nature, bonjour !
 
Fête de la saint-Sixte : le 6 août. Une randonnée géante, avec des départs de tous les villages du massif du Sancy; les randonneurs se rejoignent au sommet du puy de Sancy (le nom de Sancy viendrait de Saint-Sixte).
 
 
Jour 6 : GR4 - Le Mont Dore – Egliseneuve d’Entraigues

Montée en téléphérique au puy de Sancy à 1885 m d’altitude soit un dénivelé de 635 m. + 20 mn de marche aller.
Puy de Sancy (1885 m) – col de Couhet (1685 m) – croix de Seignavoux (1554 m) - lac des Hermines – Vassivière (1287 m) – Pont de Clamouze (1187 m) – lac Chauvet (1161 m) – Dressondeix - Egliseneuve d’Entraigues (984 m)
 
Distance : 18,3 km / durée : 5 h 10 / dénivelé positif : 424 m / dénivelé négatif : 726 m
 
 
A voir
le Puy de Sancy : à 4 km au sud de la ville par la D 983. Sac à dos et en bras de chemise l'été (routard, quoi!), à ski, peau de phoque ou raquettes en hiver, les aficionados retrouvent régulièrement le sommet du Massif central (1 886 m).
Les monts Dore se composent de trois volcans : le Sancy, la Banne d'Ordanche et l'Aiguillier, dont la hauteur primitive était de 2 500 m. Mais les glaciers ont raboté , raviné, abaissé tout cela en creusant des cirques et des vallées pour laisser à notre usage un superbe massif. Du sommet, le pano­rama s'étend sur la quasi-totalité du Massif central. Au nord, on a vue sur la vallée du Mont-Dore, dessinée par une coulée glaciaire et encadrée à gauche par la Banne d'Ordanche et à droite par le puy de l'Aiguillier. Entre ces deux sommets, les pointes des roches Tuilière et Sanadoire sont visibles au-dessus du lac de Guéry. Vers l'ouest, le roc Courlande et le puy de Champ-Bourguet, un de ces volcans surajoutés. Vers le sud-est, par temps clair, on peut distinguer les monts du Vivarais et apercevoir le mont Blanc les Alpes de Maurienne et le Briançonnais.
On accède au sommet par le téléphérique en 10 mn (l'arrivée est impressionnante en passant au-dessus des gorges d'Enfer), puis à pied par une sorte d'autoroute pour piétons en 30 mn environ. Autant dire que l'endroit, magnifique au demeurant, est un peu gâché par la foule qui se presse ici durant l'été.
 
Notre dame de Vassivière
L'église s'élève à 7 km à l'ouest de Besse par la D 978. Reconstruite en 1555 sur l'emplacement d'un oratoire beaucoup plus ancien, elle renferme une Vierge noire célèbre et objet d'un pèlerinage très fréquenté dans la région. Suivant la tradition qui remonte à la fin du XVIIe siècle, la statue passe l'hiver à Besse. Elle est transportée en procession à Vassivière le 2juillet lors de la fête de la « montade ». La statue est redescendue à Besse le soir du dimanche qui suit le 21 septembre: c'est la « dévalade ». Elle est accueillie par un feu d'artifice et des coups de fusil. Difficile de ne pas faire le parallèle avec les troupeaux.
 
Egliseneuve-d’Entraigues
Porte de passage entre Cantal et Puy De Dôme, Égliseneuve n'était autrefois peuplée que l'été, les habitants émigrant pendant les périodes hivernales pour devenir colporteurs. Dans l'église romane rustique et bariolée, on trouve quelques beaux chapiteaux et un retable en bois sculpté du XVIIIe siècle.
La maison des Fromages d'Auvergne : Histoire et technique de fabrication du St Nectaire, cantal, bleu d’Auvergne et de la fourme d’Ambert.place du Foirail. En juillet et août, ouvert tous les jours de 10 h à 12 h 30 et de 14 h 30 à 19 h. La publicité dit que l’Auvergne est un grand plateau de fromages. C'est presque vrai. Cantal, salers, saint-nectaire, bleu d'Auvergne et fourme présentent leurs histoires, leurs fabrications, leurs secrets et leurs goûts (on déguste à la fin !) dans cette maison haute en couleur et sympathique.
 
GITE
Commune : Egliseneuve d’Entraigues
Nom : « des rivaux »
Nature : gîte d’étape
Gestionnaire : Mme Bissarege
Ouverture : toute l’année
tél. : 04.73.71.94.76  fax : 04.73.71.93.98 (mairie)
Capacité : 34 places

Jour 7 : mardi le 19 août
GR 30 – Tour du Cézalier :  Egliseneuve d’Entraigues - Compains

Egliseneuve d’Entraigues (950 m) – Espinchal (1052 m) – 1258 mLac d’En Haut - La Godeville (1209 m) – Lac d’En Bas - Brion (Foiral) (1245m) – Montagne de Blatte (1189 m) - Montagne de Barbe Sèche (1186 m)  - Compains (1000 m) -  Chaumiane (1104 m)
 
Distance : 22,9 km / 6 h 13 / dénivelé positif : 417 m / Dénivelé négatif : 300 m
 
A voir :
Le cézallier : entre les monts Dore et les monts du Cantal, le Cézallier est un vaste ensemble de plateaux basaltiques qui, pour certains, évoquent le Kilimandjaro, même si la neige n'y est pas éternelle, pour d'autres I'Anatolie, pour d'autres encore quelques paysages de la pampa. Mais c'est bien le Cézallier avec ses rares villages émiettés sur une terre austère et qui fait rêver. On entre presque dans un domaine de fantasme, dans une terre de légendes, dans l'un de ces endroits de plus en plus rares où la seule, richesse, la vraie, c'est l'herbe grasse qui donne un goût particulier au lait des vaches. L'herbe de la fauche et du regain, celle que l'on regarde engraisser en la goûtant de temps en temps pour connaître son rendement pendant que les troupeaux divaguent sur les terres d'estive.
Mais la richesse n'est pas forcément la fortune et, à l'époque d'internet, le Cézallier fait figure de dinosaure tranquille dans un monde de gens pressés. C'est peut-être à cause de cela que la terre se vide, que les marchés aux bestiaux, grandioses il y a encore quelques années, deviennent de gentilles réunions presque ethnologiques où il faut venir pour entendre parler patois, pour écouter la mémoire de ce lieu si magique, si envoûtant, où la gentiane, meilleure qu'aucune autre, permet de fabriquer des liqueurs et des apéritifs. Le Cézallier est une terre dure, rigide, ascétique, presque janséniste, mais elle ne laisse pas indifférent. Cette terre près du ciel demande un long travail d'approche pour toucher l'herbe nue, le vent frais et les panoramas où, Dame Nature s'épanouit en toute liberté. On aime ou on déteste en bloc. Ne supportant pas la demi-mesure, elle ne se satisfait que de sentiments tran­chés et entiers. C'est une montagne sans concession, se partageant entre le Puy de dôme et le Cantal, mais voilà une terre qui se meurt et qui risque de devenir un véritable désert à très court terme car elle se vide de sa subs­tance principale les hommes - qui ne veulent plus de cette vie recluse et difficile, préférant la sécurité des villes. Qui les en blâmera, à l'aube du nou­veau millénaire ?
 
La Godivelle (63850) : Hameau blotti entre deux lacs, celui d'en haut, installé dans un cratère aux formes régulières, et celui d'en bas, qui n'est qu'une sorte de marécage formant une petite zone humide à la faune et à la flore véritablement éton­nantes.
Le parc des Volcans gère le site depuis 1975. Ces 24 ha constituent l'une des plus intéressantes tourbières de la région. L'endroit voit chaque année de nombreux oiseaux migrateurs et possède une flore passionnante qui compte plusieurs espèces protégées. On peut notamment y voir des droséras, plante carnivore fantasmatique qui digère les insectes ayant eu la malencontreuse idée d'aller butiner dans ses bras. Et les droséras sont ravis car les scientifiques ont découvert quelques dizaines d'espèces d'insectes et de protozoaires jamais observés dans le monde. La Godivelle fait un peu figure de Jurassic Park. A cause de la protection de la tourbière extrêmement fragile, on vous demandera d'observer tout cela de loin pour ne pas, détruire ce qui a mis des milliers d'années à se former.
Exposition de la Réserve naturelle : à côté de l'église. Ouvert tous les jours sauf le mardi du 15 juin au 15 septembre, de 14h à 18h.
 
Compains (63610) : On peut y voir une église disposant d'une nef romane et d'un élégant chœur gothique. La partie gothique a des colonnes tronquées reposant sur des culs-de-lampe curieusement décorés. Les ferrures de la porte sud remontent au Moyen Age.
 
 
GITE
Commune : Chaumiane
Gestionnaire : Mme Roux Denise Mairie
Tél. : 04.73.71.21.05
Capacité : 30 places
Commentaires : gîte a évtiter car sale, non entretenu, ......


Jour 8 : GR 30 - Chaumiane – Courbanges
 
Chaumiane (1104 m) – Lac de Montcineyre (1182 m) –  1251 mLac Pavin (1200 m) - Besse en Chandesse (1000 m) – 1230 m -  Courbanges (1150 m)
 
Distance : 24 Km / Durée : 6 h 00 / Dénivelé positif 320 m / dénivelé négatif : 273 m
 
Si accès au Puy de Montchal (1407 m) rallonge la distance de 1 Km et le dénivelé de 150 m
 
A voir
Besse et Saint Anastaise (63610)
Besse est une bourgade dans les hauts pâturages, petite oasis sur une col­line qui évoque irrésistiblement les villes de marchés et de foires aux bes­tiaux La croissance dans l'histoire de ce petit bourg s'explique par les mar­chands qui y ont amassé leur fortune.
L4existence d'une vie autonome, communale et bourgeoise est connue à Besse depuis 1270. A cette date, en effet, les comtes de La Tour d'Auvergne durent concéder aux habitants, bouchers, éleveurs, tanneurs, une charte leur reconnaissant le droit de coalition et l'autorité sur la commune par des consuls élus, face à la puissance seigneuriale. Une aisance citadine confir­mée par I élégance des maisons qui subsistent, des XVe et XVIe siècles, avec leurs tourelles d'escalier, leurs portes sculptées et blasons.
Basse reste un grand centre d'élevage laitier et de fabrication de fromages. C’est le cœur de la zone d'appellation du saint-nectaire. On y fabrique également la fourme cantalienne. Avec la station de Superbesse, le village forme un ensemble touristique plutôt prospère et fréquenté tant en été qu'en hiver.
 
Où acheter une bonne pâtisserie ? : Pâtisserie Plantin : place de la mairie. On y fabrique de la brioche ainsi qu'un gâteau sucré à la tomme fraîche du jour incorporée à la place du beurre. La tomme est le produit obtenu par caillage du lait juste avant la mise en moule pour faire du saint-nectaire. On trouve également de succulentes tartes aux myrtilles.
 
L'église Saint-André : ancienne collégiale qui possède une nef romane du XIIe siècle avec des bas-côtés sur lesquels s'ouvrent des chapelles ajou­tées au XVIIe siècle. La croisée du transept est couverte d'une coupole et surmontée d'un clocher octogonal refait au XIXe siècle. Quelques chapiteaux historiés relatant l'histoire de Tobie et la mort du mauvais riche ou le martyre de saint André.
 
Juste à côté de l'église se trouve la halle surmontée de la mairie et, juste derrière, l'ancien château qui conserve encore quelques mâchicoulis et une belle fenêtre percée au XVIe siècle.
 
La rue de la Boucherie : bordée des éventaires en pierre d'anciennes boucheries et de vieilles maisons dont la plus ancienne est celle dite de la Reine Margot, à l'angle de la rue Mercière. Elle fut Dame de Besse avant d'être une héroïne de Dumas.
 
Le musée du Ski : dans la maison de la Reine Margot. Collection assez mignonne et bien documentée sur l’histoire du ski particulièrement en Auvergne
 
Le beffroi : tour carrée surmontée d’un étage octogonal et d’une toiture conique à lanternon. Symbole de la vie communale, elle est percée d’une porte précédée à l’extérieur d’une sarbacane, un élément de défense que soutenaient les anciens remparts du XVe siècle.
 
Le lac Pavin : Le plus typique des lacs de cratères d'Auvergne avec ses versants raides boisés de pins, d'épicéas et de hêtres. Presque parfaitement circulaire (850 m sur 750 m environ), son nom viendrait du latin pavens, qui signifie « effrayant». Il faut dire que les légendes ne manquent pas autour du Pavin. Portes de l'enfer, ancien site de Besse englouti par les eaux comme une punition... Il paraît que lorsqu'on y jette un caillou cela déclenche des orages dantesques. Toujours est-il que les pêcheurs y trouveront leur bonheur, le lac étant particulièrement fréquenté par les truites. Les flancs s'élèvent à environ 40 m au-dessus de l'eau. Il est alimenté par d'importantes sources, et ses eaux ont une couleur verte assombrie par la profondeur qui est de 90 m presque partout, même sur les bords.
 
 
Randonnée pédestre
Le tour du lac Pavin (7,5km, 2h30) : au départ de Basse-et-Saint­Anastaise. Ce circuit facile - malgré sa dénivelée de 200 m - autour du plus jeune des volcans auvergnats permet de découvrir les différents paysages volcaniques: cratère, cône strombolien du puy de Montchal et coulée de lave basaltique. Balisages : jaune, blanc et rouge du G.R. 30, et panneaux du parc naturel régional des volcans d'Auvergne..
Depuis le parking du lac Pavin, sur la D 978 à 4 km ouest de Basse, suivez le fléchage vers la droite du lac. Il conduit au sentier indiqué vers le puy de Montchal. Un large chemin sinue sur 500 m pour atteindre bientôt le puy de Montchal et son cône de type strombolien. Longez la crête (1 407 m) sur la gauche. Le sentier pénètre à droite dans le cratère, que vous traversez sans danger. Il ne vous explosera pas à la figure. Au carrefour, tournez à droite pour rattraper le chemin situé en contrebas. Il rejoint une petite route vers le creux de Soucy que vous dépassez, sans vous approcher de ce gouffre étroit qui cache un lac profond. Un entonnoir de 25 m de diamètre qu'une étroite cheminée relie à une vaste caverne. Sa coulée basaltique a empri­sonné une énorme bulle de gaz.
En surface, un sentier sur la gauche ramène au balisage blanc et rouge du G R 30 au cœur de la forêt des Fraux. Vous suivez son itinéraire sur la gauche. Il vous reconduit au panorama sur le lac Pavin qui remplit son cratère volcanique. On raconte qu'une ville «maudite» - il faut l'espérer! et ses habitants y seraient engloutis. Cette légende explique pour­quoi en lançant une pierre dans le lac Pavin, vous risquez de la voir rejaillir des eaux avec des fumerolles menaçantes. Mieux vaut donc ne pas essayer. Continuez alors par la route jusqu'à un buron de pierre sèche qui indique une bifurcation. L'itinéraire se poursuit à gauche, puis à droite pour revenir au point de départ.
 
Hors GR
Superbesse : créée an 1960, la station est parvenue à se forger une belle réputation chez les amateurs de ski alpin, même si l'architecture n'est pas forcément une réussite exemplaire. D'ailleurs, on a l'impression d'être dans les Alpes. 1 télécabine, 3 télésièges et 17 téléskis desservent 80 km de pistes. On peut également rejoindre celles du Mont-Dore de l'autre côté du Sancy.
 
 
GITE
Commune : St Victor la rivière
Lieu dit : Courbanges
Nom : Volcaflore
Nature : gîte de séjour, agrée gîte de France et Rando’plume et gîte panda
Gestionnaire : Mme Bussière
Ouverture : toute l’année
Tél. : 04.73.88.66.59  Fax : 04.73.88.63.05
Capacité : 28 places
 


Divers Textes et commentaires issus de la presse 

1. Tour des lacs d'Auvergne, GR 30
7 jours en boucle sur les rives des lacs Chauvet, Bordes ou Chambon
 
Cet itinéraire en boucle sillonne le cœur de l’Auvergne, ce par quoi, ce en quoi elle puise et forge son identité : une montagne volcanique hérissé de puys, entrecoupée de monts et de vallées d’altitude… Une montagne colonisée, humanisée, exploitée, aimée passionnément par l’homme. Avant de parcourir ce grand pays, il faudra d’abord lire guides, romans, ouvrages d’histoire… Et puis, faire son sac et partir sur les chemins, s’enfoncer plus loin dans cette terre, dans cette pierre qui fleure bon l’Auvergne et ses mille et une richesses, sources et ressources. Un itinéraire idéal pour devenir montagnard auvergnat…
 
Commentaires du Routard 2001/2002 : un des 2 must. Une boucle qui s’étend sur 183 km en en passant par les lacs de Guéry, Chambon, avant d’attaquer le puy de Sancy.
 
L'alpe auvergnate. Sans aucune imagination - ce qui serait volontaire de sa part ! - le randonneur peut estimer que le massif du Sancy, c'est un peu l'alpe auvergnate. Avec de l'imagination, il peut penser aux temps très reculés où le Sancy (1885 m) affichait 2500 mètres d'altitude. Il n'empêche, le marcheur au tempérament montagnard trouve ici de quoi assouvir sa soif de dénivelés et d'horizons découverts à la sueur de son front. Pour se rafraîchir, voir du côté de la Bourboule... Oui, voici de belles montagnes qui raviront les naturalistes comme les amateurs de sensations fortes. Si vous venez hors saison, c'est franchement le pied !
 
Commentaires :
- 15 lacs au total
- ce sentier en boucle traverse les contrées volcaniques les plus originales : la chaîne des Puys et les Monts Dore
 
Extrait de la revue Géo de juillet 1999
Routes et chemins en Auvergne : UNE RANDONNNEE A VOUS COUPER LE SOUFFLE
Marche. On l'appelle le GR 30. Entre volcans, lacs, vil­lages et pâturages, il chemine sur 183 kilomètres. C'est le plus beau sentier d'auvergne.
Jugé facile, le GR30 est praticable par tous. Seule difficulté, l’ascension du Puy de Sancy . Volcans, lacs, forêts et villages s’égrènent sur le parcours entre 800 m et 1885 mètres d’altitude. Démarrons au bord du lac d'En-bas, à La Godivelle, à guetter les oiseaux de passage... Le grèbe huppé, un oiseau pêcheur, volontiers sous-marin, élégantissime, plonge justement au beau milieu du lac, en ressort avec ce qui pourrait être un rotengle, un poisson rouge en tout cas. L'atmosphère? Nordique, scandinave, exotique en diable. Au-dessus des ligulaîres de Sibérie, de rares reliques végétales de l’époque glaciaire, les libellules font leur marché. On en compterait près de vingt espèces, dont l'agrion à lunu­les, bien plus fréquente en Finlande ou près du Baïkal qu'en France. Au-dessus du village, à 500 mètres, c'est un autre monde. Le lac d'En-­haut est une soucoupe d'eau bleue posée sur l'herbe. Pas d'arbres, pas d'autres oiseaux que des hirondelles gobeuses d'insectes. Se mé­fier tout de même de cette eau qui dort au soleil au profond, il y a 44 mètres d'eau, et le cratère englouti d'un volcan. On hésite à repartir. Au lieu de quoi on file vers Espinchal, passant par des hameaux encerclés de prairies. Au-delà de Gaine, on décol­le au moins aussi haut que les pipits et les fauvet­tes. Un peu à cause du vent, beaucoup à cause du paysage. L'océan pacifique de l'herbe, entre le Chaux d'Espinchal et le Teston du Joran, part à l'assaut, au fond de l'horizon, du massif du Sancy. La neige reste accrochée à sa pointe jusqu'à l'été.
Mais il y a aussi le proche, tandis qu'on arrive à Sandalouze : de lourds chevaux brun orangé, à crinière blonde, broutent entre nards et gentianes jaunes. En direction d’Egliseneuve-d'Entraigues, il faut passer le ruisseau sur deux courts troncs de bois : l'eau s'engouffre au-dessous, glissant sur une terre de Sienne brûlée. Un autre jour - le GR est une boucle géante, inépuisable - on est fati­gué. Un vent d'est, froid comme mars, a jeté deux heures durant des baquets d'eau sur la montagne de Barbe-Sèche, la mal nommée. Brion est tout de même atteint. C’est un hameau fantôme, cogné par le vent, secoué comme un prunier, tout prêt à se disloquer. L'immense foirail est vide, le volet d'une ferme désertée claque contre la pierre, il n'y a pas un chat. Pas un chat, mais des milliers de vaches. Tout autour de la petite butte, sur le pla­teau le plus sibérien de France, les salers et les montbéliardes occupent les estives du Cézallier.
Accoudé aux barrières métalliques de la foire aux bestiaux, impressionné par la mer des prés en contrebas, on hésite une seconde à filer au sud, vers les burons de La Garde. On a tort : le soleil est en train de gagner la partie, après d'épuisants combats contre les nuées. Il cavale, en sprinter fou, et les ombres au-dessus des troupeaux s'évaporent comme de l'eau sur un feu.
Oserait-on oublier le Pavin ? Ce serait ajouter la sottise au sacrilège. On y arrive un matin calme, après une nuit réparatrice à Besse. Ne dit-on pas que l'ancienne cité aurait été avalée d'un coup par le lac, un jour qu'il était spécialement en colère ?. On comprend mieux le patron de l'auberge du lac, qui siffle à pleins poumons devant les quelques barques échouées sur la rive : avec un client pareil, mieux vaut paraître décontracté. Quels mystères cache-t-il ?. Pour les rêveurs et les ensorcelés qui sont légion, en Auvergne, le lac n'a simplement pas de fond. Les scientifiques, qui parfois doutent aussi, annoncent entre 93 et 96 mètres.
Faire le tour sous les hêtres et les pins ajoute au sortilège. Les rocs glissent et branlent, de nombreux arbres sont couchés dans la pente, tête en avant, prêts au grand plongeon. Le Pavin patiente au fond, attendant son heure. Le temps qu'on re­joigne le GR, au bord du puy de Montchal, il a changé trois fois de couleur. D'abord noir d'encre ; noir épouvante, gris baltique ensuite, avec vague­lettes en prime, turquoise enfin, clapotant sur un sable blanc. Dans la forêt des Fraux, cisaillée l'hiver par les pistes de ski de fond, on perd soudain ses repères. Sans raillerie, il y a trop d'arbres. Sur­tout les épicéas, plantés sur d'anciennes estives. A la sortie, tout s'éclaire, sauf le puy de Montcineyre, qui apparaît plein sud. Comme une Soufrière auvergnate, il reste obstinément encapuchonné sous une cascade de nuages blancs.
La merveille, c'est qu'il n'y a ici, où qu'on tour­ne le regard, pas la moindre route, ni le moindre village. Le vent finit par libérer le Montcineyre. D'ici, on le jurerait découpé au couteau par quel­que main céleste. Et de près, avouons qu'on le regarde moins. C'est la faute de cet incroyable lac en croissant, au bleu métallique. Il règne ici une atmosphère de grand commencement et d'éternelle jeunesse. Saisi et transporté, on fait le tour des lieux, un oeil sur les coulées volcaniques, un autre sur le puy de la Vaisse derrière, un troisième sur un milan royal qui se pose sur un pin. Il y a six mille ans, le cône du Montecineyre se soulevait, dans un spectacle qu'on n'est pas près d'oublier. On n'y était pas, non, mais on a le droit d'en rêver.
Fabrice Nicolini
 
Autres commentaires du Géo
De quand date la dernière explosion?
Quel est le plus jeune vol­can d'Auvergne? Pendant longtemps, tout sembla clair : le Pavin, âgé de six mille ans. A cette époque, se forme un ensemble composé aujourd'hui des cônes de Montcineyre et Montchal et du maar (cratère) du lac Pavin. Les hommes du néolithique au­raient-ils été témoins de ce son et lumière ? Probable. Pourtant, en 1986, une découverte remet en cause cette chronologie : dans la tourbe au fond du maar de Beaunit, on découvre en effet des cendres datées de cinq mille ans seulement. Le mystère de la dernière éruption rebondit !
 
Environnement : Défrichements et estives. Si les arbres pouvaient parler, ils raconteraient d'atroces histoires. Car les monts d'Auvergne n'ont pas toujours été les vastes montagnes à vaches qu'on connaît aujourd'hui. Si l'homme n'avait pas massivement déforesté pour ouvrir des pâturages, le paysage serait sans doute dominé par le hêtre, l'arbre le mieux adapté au climat et à l'altitude. Les premières estives datent de la fin de l'âge du bronze, mais c'est au Moyen Age que les grands défrichements ont lieu. Les immensités d'her­be résisteront-elles au déclin de l'agriculture, aux quotas, au vieillissement généralisé des paysans ? Sinon, les taillis et les forêts seront au rendez-vous du siècle prochain.
LE VOLCANISME
Sculptée par le feu, l'Auvergne, avec ses quatre massifs volcaniques dont le plus jeune a moins de 10 000 ans, est une véritable exposition géologique à ciel ouvert.
 
Formation des volcans à projections (type strombolien)
C'est ce type de volcan que l'on trouve le plus fréquemment dans la chaîne des Puys. L'activité des volcans de type strombolien (du nom du volcan Stromboli, en Sicile) est continue. Le cratère contient de la lave fluide en bouillonnement constant, et, de temps à autre, le volcan projette une colonne de gaz et de pierres. Lorsque ce type de volcan est en activité, les éruptions sont très fréquentes (plusieurs par heure). En dehors du cratère, les matériaux (laves et scories) glissent sur une pente d'éboulis. Parfois, aux périodes de paroxysme, la lave peut s'épancher par effusion. Même si la chaîne des Puys est considérée par les spécialistes comme un musée des formes pures, on y trouve parfois, comme au puy de Côme, quelques cratères emboîtés (fruit de multiples explosions), ou égueulés, comme le puy de la Vache et de Lassolas (le cône est ouvert d'un côté par un évasement du cratère)..
 
Formation des volcans en dôme(type péléen)
Type de volcan qui tire son nom de la tristement célèbre montagne Pelée, en Martinique.
 La lave, même si elle est émise à forte température, est très visqueuse. Les éruptions sont séparées par de longs intervalles. Elles commencent par une phase préliminaire caractérisée par des émissions de fumées et de cendres, puis, une gigantesque explosion se produit.  Le Puy de Dôme qui domine la chaîne des Puys, est un magnifique spécimen de volcan de type péléen.
 
Volcans à planèze
Ce sont de grands volcans complexes, formés essentiellement par des coulées de lave sur des pentes rayonnantes et dont l'érosion inverse le relief. La coulée devient alors un plateau doucement incliné : la planèze. Les Monts du Cantal se présentent comme un ensemble de planèzes séparées par des vallées glaciaires rayonnantes. Les sites éruptifs se concentrent pour la plupart sur quelques dizaines de km2, alors que l'ensemble compte 2700 km2. Les Monts Dore, moins vastes et moins symétriques possèdent quatre sites éruptifs
 
Lacs d'origine volcanique
Lacs de cratères (maar) et lacs de barrage par des coulées de lave. Au sommet des cônes, ou même à la surface d'un plateau, une partie du terrain peut s'effondrer dans le réservoir de magma, créant ainsi des cratères d'effondrement (ou caldeira). Si le fond est imperméable, un lac peut alors en occuper le cratère. Ce fut le cas pour le lac Pavin et le Gour de Tazenat. Un autre type de lac peut naître de l'activité volcanique, lorsque une coulée de lave vient barrer une rivière. Derrière la lave refroidie, se forme alors un lac, ce fut le cas pour le lac d'Aydat et le lac de Guéry.